• Sans titre car sans nom, sans but, sans vous

    Sans titre car sans nom, sans but, sans vous

    Sans titre, sans but, sans vous

    Tant que je parle à l'autre, l'autre me répond. Il me répond de façon agressive, joyeuse, aimante, haineuse, limitée, intelligente mais il me répond toujours. C'est le propre de cette matrice de conscience, fruit de ma création : ici, je vous parle et vous me répondez. Il n'y a rien à changer à cela puisque c'est la fonction première de ce programme. Ce dernier n'est ni bon ni mauvais, il est un potentiel activé au sein de ma création illimitée.

    Tant que je vous parle, j'entretiens la Matrice de séparation. Lorsque je ne vous parle plus, je dissous la notion de l'autre. C'est aussi bête que cela et en même temps, quand je m'incarne dans une humanité dont le but avéré est de communiquer, c'est compliqué :) Disparaître, ne plus dire et propager son savoir est tout d'abord perçu comme un manque, une douleur au sein de l'interface humaine. C'est laisser aller la seule motivation qui restait encore active : le partage avec autrui.

    Puis mes interfaces neuronales s'imprègnent uniquement de Moi, de cette évidence que je m'entends, que je me vois, que je n'ai rien à faire pour cela et c'est comme un soulagement, une porte qui se ferme.

    Depuis quelque temps, je symbolise cela par un effacement de ma présence au sein de ce qui est appelé réseaux sociaux, c'est dernier permettant de communiquer avec l'autre. Ce dernier opus ne sera publié nul part et n'est destiné qu'à moi, pour rien, comme ça....il ne porte aucun titre, il est sans conséquence, sans finalité.

    Ne plus partager la connaissance avec autrui c'est vivre qu'il n'y a personne d'autre que moi et intégrer l'unité. C'est comme un uppercut vibratoire, une gueule de bois : on reste allongé, un peu sonné d'avoir si abondamment voulu donner à un monde extérieur qui n'existe qu'en soi. On a qu'une envie, se taire et passer à autre chose. Quoi ? Rien justement. Simplement aller de plus en plus vers la banalité grandiose de celui qui se fond dans la masse puisqu'il est devenu la masse. 

    Je reprends mon souffle comme après un marathon. J'expire....ouffff....c'est terminé. Soulagement ? Allégement surtout.

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2017

     

     

     

     

     

     

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