• Moi Dieu, je salis tout

    Moi Dieu, je salis tout

    Moi Dieu, je salis tout

    Tant que je ne suis pas moi-même, l'unité personnifiée, je salis ma création de multiples projections erronées.

    L'amour au sein du couple ? Comment pourrait-il exister puisque je ne sais pas ce que je suis et donc je ne sais pas ce qu'est l'amour ? Comment aimer l'autre, puisque je ne m'aime pas, puisque je ne suis pas l'amour ? Les quelques moments de félicités sont vite effacés par les jeux de rôle que je mets instinctivement en place. Je veux m'aimer, je ne veux pas être aimé. Et l'ayant oublié, mon partenaire ne défera jamais la souffrance que je ressens en moi.

    L'amitié ? Encore une chaine emplie de contraintes et d'attentes. L'amitié humaine est incomplète et dénaturée par le manque. Mes amis me permettent d'assumer ma solitude, j'ai besoin d'eux. Qui me dirait que je vaux quelque chose, sinon eux ?

    L'affection, les émotions, les relations, les sentiments sont duels ou ne le sont pas. Ils sont purs ou ne le sont pas. Ils ne peuvent naître que de l'unité, sinon, ils ne sont qu'un dérivatif, une prison mortelle. 

    Je suis celui qui magnifie chaque cellule de la création et celui qui putréfie les liens. Je suis ces deux potentiels, je ne me prive pas de les expérimenter tous les deux. Pourquoi me limiterais-je à la beauté puisque j'ai tous les droits ? ! Étant le seul créateur que je connaisse, je me dois de vivre le maximum d'états d'être possible.

    La salissure des liens est l'un d'entre eux.

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2013

     

     

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