• Le non genre, une sexualité de l'être

    Le non genre, une sexualité dans l'être

    Le non genre, une sexualité de l'être

    La conscience évolue et déstructure actuellement toutes les fondations de la sexualité humaine. Le bien, le mal, les secrets, le jugement, le rejet, les projections sur le couple, les tabous, la honte, l'enfermement sexuel se terminent ici. Les jeunes incarnés expérimentent donc d'autres espaces sexuels, ils osent affronter les vieux démons de notre humanité "honteuse" de ses passions, de ses pulsions, de ses orientations et de son corps.

    Même les cases concernant "l'homosexualité", les transgenres", "la pansexualité", "l'androgynie" sont déjà obsolètes : il y a d'abord l'amour de l'être et ensuite ses "organes génitaux", son genre, sa sexualité :) La rencontre est avant tout celle de deux entités globales, la sexualité n'est qu'un ingrédient parmi d'autres qui ne définit plus une identité.

    Le non genre symbolise le vide, le rien qui se fait chair, qui devient homme ou femme sans y accorder de l'importance ou du sens.

    L'identité cosmique plutôt que physique va devenir la norme :) Ce ne sont plus ni les désirs ni les besoins qui vont déterminer l’énergie sexuelle ou les relations sexuelles mais l'unité qui va engendrer la vie, qu'il y ait sexualité ou non-sexualité. 

    Évaluer consciemment les mouvements sociétaux en cours ME permet de nous/ME percevoir dans ce cheminement vers une sexualité limpide dans toutes MES dimensions :)

    Citation de MaryÂm : je parle donc de la sexualité en référence aussi à ce nouveau concept/idée/création (asexualité) qui est le "vivre heureux sans envie spécifique de relations sexuelles" ou plutôt, de mon expérience, je me vis en "relation sexuelle" quand je caresse un chat, quand je parle à quelqu'un, quand je m'émerveille devant la nature ou une personne que je trouve belle, quand je médite en silence ou dans le foisonnement de l'existence terrestre, quand je regarde le soleil dans les yeux, ou quand je parle en public et dans plein d'autres situations de la vie quotidienne, parce que je travaille à faire de chaque moment de ma vie une extase. Dans cette banalité simple, oui !

    En remplaçant sexualité par "expérience de manger une glace", je me dis que l'écrit peut en fait s'appliquer à tout autre sujet de la vie humaine et que nous, humains, finalement, aimons semble-t-il faire tout un plat de toute chose parce que : C'est notre manière d'être Vivant aussi. Les films, les livres, la réjuvénation, les séminaires... C'est vrai, que de concepts et de bla bla dans notre existence pour finalement vivre une vie banale et simple de toutes façons, right dear ? :-)) MaryÂm

     

    Mesnet Joséphau-Charrier,

    2018

     

    Voici l'impact quantique du non genre à travers un article d'Oihana Gabriel :

    «No gender», «non binaire», «gender fluid»... De nouvelles identités de genre bousculent la société

    Ni homme, ni femme. Certaines personnes ne se reconnaissent pas dans les deux genres qui scindent notre société, des rayons de jouets aux papiers d’identité. Selon notre sondage OpinionWay #MOIJEUNE*, 13 % des 18-30 ans interrogés ne s’identifient pas comme hommes ou femmes. Un questionnement identitaire qui ne touche pas uniquement les 18-35 ans : selon un autre sondage exclusif mené par YouGov** pour 20 Minutes, sur la population générale cette fois, 6 % des interviewés ne se définissent pas de façon binaire.

    C’est quoi être « non binaire » ?

    « Ces personnes remettent en cause la dimension fixe et binaire du genre: soit elles sont nomades dans le genre, soit elles préfèrent ne pas dire leur genre », résume Arnaud Alessandrin, sociologue spécialiste du genre et des discriminations à l'université de Bordeaux. Rien à voir en revanche avec l’orientation sexuelle, ou avec un changement de sexe au niveau médical.

    Cette dynamique identitaire présente plusieurs variantes : certains s’identifient comme « no-gender » (8 % des jeunes interrogés par OpinonWay), d’autres préfèrent le terme de « gender-fluid » (11 %), c’est à dire qu’ils peuvent s’habiller un jour en homme, le suivant en femme. Mais le concept « non-binaire » semble le plus adéquat : il convient à 36 % de notre panel #MOIJEUNE. C’est ainsi que se définit Alex, journaliste. « Les rôles sociaux et les injonctions à la féminité sont contradictoires. Ne pas choisir un genre, c’est personnel, mais aussi politique. »

    D’où vient ce mouvement ?

    « On a vu émerger ce mouvement dans la mode vers 2014, souligne Karine Espineira, sociologue, membre associée au Laboratoire d'études de Genre et de Sexualité de l'Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Et dans le même temps, on a observé une vague transgenre dans les médias et la culture. Deux mouvements qui interrogent l’identité du genre portée par la génération des millenials. » Est-ce que la mode a surfé sur une revendication ressentie chez les jeunes ou a-t-elle lancé cette dynamique ? Difficile à dire.

    Comment cette non binarité se traduit-elle au quotidien ? Pour Agathe Rousselle, artiste « no gender », c’est « ne pas faire de choix en fonction de son genre ». Mannequin et photographe, Agathe, cheveux courts, visage androgyne, change donc d’apparence : « cela dépend de comment je me sens le matin, un jour j’ai envie de jogging, un autre de talons. »

    Pas forcément évident à vivre au quotidien. Car faire fi du genre exige quelques innovations linguistiques… Alex s’est ainsi choisi un prénom unisexe et apprécie qu’on utilise le pronom neutre «iel». « Sur Internet, j’utilise l’écriture inclusive, je signe votre queer.e, je m’insurge quand on me dit comment me comporter. »

    Certaines stars ont récemment dévoilé être « gender fluid ». Si les milieux artistiques et de la mode portent cette vision moins binaire de la société, les « no gender » restent plutôt une minorité peu visible. « Nos rues ne semblent pas arpentées par des milliers de jeunes "gender fluid", souligne Karine Espineira. Beaucoup ne se voient pas, mais existent bel et bien, peut-être en plus grand nombre qu’on ne le croit. C’est vraiment une microculture, qui peut se diffuser comme disparaître. » Difficile à dire aujourd’hui donc, si ce mouvement infusera ou non.

    « En France, c’est balbutiant, reconnaît l’artiste « no gender ». Un mec qui se met du rouge à lèvres à Paris ça passe, mais en province il se fait taper dessus. Mais grâce aux réseaux sociaux, aux séries, aux clips, les jeunes voient que c’est possible ailleurs à Londres, à Los Angeles, à New York de mettre une jupe pour un homme, d’avoir le crâne rasé pour une femme. » « Pour l’instant ce n’est ni très connu, ni très accepté, renchérit Alex. Mais on a vu les choses avancer pour la transidentité, la question non binaire ça peut prendre le même chemin. »

    « Une révolution tranquille »

    Comment ce mouvement pourrait-il se traduire ? Certains espèrent voir apparaître un « sexe neutre » dans les papiers administratifs, des toilettes unisexes, des vêtements moins genrés… On en est encore loin, mais « c’est une sorte de révolution tranquille, avance Karine Espineira, sociologue. Certains de mes étudiants se définissent comme « no genre », ce que je n’aurais jamais vu il y a dix ans, preuve qu’une liberté d’auto-définition s’installe. Cette génération a grandi avec l’affirmation des mouvements LGBT. Ils baignent dans une culture de liberté de genre. Ils s’affranchissent donc plus facilement des pressions sur le savoir être féminin ou masculin. »

    Même impression du côté d’Alex qui ne croit pas à une abolition de la binarité pour demain… « Mais cela peut se faire en douceur. D’ailleurs la remise en cause des stéréotypes s’installe déjà avec des petites avancées comme l’écriture inclusive, des héros de séries qui sortent de rôles genrés, des professions qui se féminisent… C’est un mouvement global qui interroge les stéréotypes et qui laisse le choix. Il y a même des demi-genres, l’idée c’est de ne pas prôner un seul modèle, mais un éventail que les gens puissent utiliser pour se positionner. » Et si se définir comme « no gender » concerne une minorité, leur combat pour une société moins binaire intéresse : selon le sondage exclusif YouGov pour 20 Minutes, 36 % des Français pensent que l’État devrait reconnaître dans l’administration un genre « autre ».

    « Si statistiquement être "no gender" reste une expérience très marginale, la lutte contre les stéréotypes de genre fait sens chez beaucoup de jeunes », ajoute le sociologue Arnaud Alessandrin. Mais pas uniquement. « Je remarque sur le terrain que cette génération est éprise d’égalité, qu’elle se définisse dans le non binaire, contre le racisme, contre la précarité. Elle porte une envie de faire bouger les choses, de gommer les inégalités», complète Karine Espineira.

    Même embryonnaire, ce mouvement appelle à plus de tolérance et épouse l’air du temps pour Agathe Rousselle. « Cette génération vit un bouleversement sociétal car on a beaucoup plus de possibilités dans le boulot, dans le genre, dans la sexualité. »

    Une crispation sur les genres

    Mais parallèlement à cette dynamique pour s’affranchir des diktats, « on constate à l’inverse un phénomène de crispation des genres : il n’y a jamais eu autant de gender marketing », nuance Arnaud Alessandrin. Un paradoxe également relevé par le sondage OpinionWay #MOIJEUNE : pour 53 % des jeunes interrogés, notre société se dirige plutôt vers une crispation sur les genres qu’une ouverture…

    Et Jessie, une internaute qui participe à notre panel #MoiJeune de témoigner : « Chez les stars, ce phénomène existe sans doute, mais cela ne se reflète pas du tout dans la vie quotidienne. Au contraire, j’ai plutôt l’impression qu’il faut accentuer son appartenance à un genre et que si on ne le fait pas, là, on nous trouve bizarre, car on ne rentre pas dans les stéréotypes ancrés. Je ne compte plus le nombre de fois, où l’on m’a dit que je n’étais pas une "vraie" femme juste parce-qu’un jour, j’ai décidé de mettre un maillot de foot. »

    Source : 20 minutes

     

     

     

     


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