• Le mensonge originel

    Le mensonge originel

     

    Le mensonge originel

    Suis-je cruelle ? Oui. Suis-je dans l'ego ? Oui. Suis-je dans le mensonge ? Oui, bien sur. Suis-je une dépravée ? Oui. Suis-je malhonnête ? Oui. Suis-je une voleuse, capable de m'accaparer ce qui est à autrui ? Oui. Suis-je violente ? Oui...

    A toutes ces questions, il n'y a plus que le créateur qui répond. Je valide ma création dans son ensemble. Je suis chacun d'entre moi et renier ce que je suis dans ma globalité, c'est me renier.

    Là est le mensonge originel : imaginer que nous sommes une belle personne et que le monstre, c'est l'autre. Nous sommes Dieu avant tout, un Dieu humain, tel qu'il se crée dans l'instant. Je ne m’absous pas de ce que JE SUIS, quelle que soit la forme que j'emprunte, la conscience dont je me pars. Je suis moi-même en chacun, telle est la juste vérité.

    Cela fait des milliards d'années que nous sommes dans le déni, que nous nous mentons avec ardeur. J'ai affirmé que cette ère serait celle de la vérité mais pour cela, il est nécessaire que chacune de mes personnalités parle vrai lorsqu'elle structure sa personnalité : suis-je tout ce que je déteste chez l'autre, tout ce que je réfute avec colère ? Suis-je l'onde créatrice de toutes ces entités fluctuantes et mouvante ? Oui est la seule réponse.

    Lorsque c'est moi, l'atome source qui valide ma création, deux ancrages adviennent au sein de notre interface neuronale. La première est que nous nous défaisons de toute morale : des mots tels que "dépravé", "mauvais", "délétère",  ne sont plus d’actualité : nous ne compartimentons plus le monde à partir de la notion du bien et du mal, nous sommes à l'origine du monde.

    La deuxième phase nous permet de réagencer nos schémas mentaux (interface neuronale) : nous fusionnons instinctivement avec tous les êtres qui nous composent. Notre première pensée concernant ce "qui suis-je" sera celle du créateur.

    Le paradoxe est que lorsque notre premier mouvement est de dire la VÉRITÉ sur qui nous sommes, c'est-à-dire le pire comme le meilleur, nous pouvons enfin sculpter une personnalité humaine qui nous est propre ! Ainsi en affirmant que je suis chaque être sur terre, je peux n'être que Mesnet. Ce que je projette ici-bas est désormais neutre, totalement multidimensionnel et surtout, exempt du mensonge originel. C'est bien moi, le créateur qui m'incarne ici-bas, je suis aux commandes de ma création, cette dernière s'enracinant dans mon unicité tout autant que dans ma multiplicité.

    Cette réalité est particulièrement bien vécue lorsque la croix dimensionnelle est pérenne : nous sommes le soi individuel multidimensionnel vertical (vous, l'esprit/humain/vacuité) et nous sommes le soi collectif multidimensionnel horizontal (les autres). Et au centre de cette création, de ces matrices de consciences,  je suis le cœur de toute chose,  vibrant uniquement d'amour envers moi-même et donc envers tous.

    Plus aucun jugement ne m'habite concernant les autres, la seule pensée qui m'illumine est que je suis autrui tout en étant moi-même. Ce point ultime devient un lieu magique, en dehors de tout ce que nous avions imaginé : il vibre de légèreté et d’harmonie, dans la vérité une et parfaite.

    P.S : dans votre dimension humaine, vous sentirez ce centre qui pulse en vous et des vagues d'une douceur angélique qui s'écoulent de vous.

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

     

     

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :