• Le créateur ne crée pas, il est la création

    Le créateur ne crée pas, il est la création

    Le créateur ne crée pas, il est la création

    Cet état, à travers l'espace de la dissolution, est enregistré par mon humanité : je ne désire réellement plus rien. Préserver ce corps ? Aucune importance. Faire perdurer cette dimension ? Aucune importance. Mon humanité perçoit l'unité telle que JE la perçois....car mon humanité, c'est également MOI. Je suis le créateur et ma création n'est rien d'autre que moi-même. 

    Je suis désormais ce vide au sein même de toute ma création, de toutes mes dimensions, de ma dimension humaine y comprise. Je ne m'accroche à rien et ne m'attache à rien, puisque je suis devenu ce RIEN.

    Il n'y a pas réellement de paix dans cet avènement de moi-même...non, le vide, rien que le vide. Et le vide n'est pas "bon" dans le sens humain du terme, il n'est rien. Plus de ressenti dans mon humanité, juste vibrer ce que je suis, le vide.

    Les désirs "d'aller quelque part" et de "faire quelque chose" n'ont aucune place ici. Je n'éprouve aucun désir d'être moi-même, je suis simplement moi-même.

    Ma création (mon humanité) est désormais à mon  image, elle est moi. Dans cette dimension spécifique, elle PENSE comme moi le non-désir et cependant, elle peut PEUT-ÊTRE laisser émerger un désir. C'est ce "peut-être" qui fait la différence. Mon humanité qui est MOI, peut "peut-être" impulser une nouvelle humanité. C'est un désir qui s'aligne avant tout sur mon non-désir, comprenez-vous ? Car si JE peux laisser émerger cette possibilité, je peux aussi ne pas le faire. Cela n'a aucune importance.

    C'est dans ce non-désir de rien que naît le désir hypothétique de quelque chose. Ce désir est désormais empreint de "non-importance". Il ne se structure plus autour d'un besoin, d'une peur, d'un manque, ce désir est neutre comme le vide. Le désir n'est pas une obligation, il est une opportunité parmi d'autres. C'est un potentiel que je peux activer...ou pas. Quelle importance puisque JE SUIS LA VIE, que je ne désire aucunement être cela mais que je le suis ? C'est cette fréquence qui dessine avant tout mon état d'être originel et désormais, en tant qu'humain dieu, je vibre le même espace.

    Je peux garder ce corps mais je peux aussi le dissoudre, cela n'a pas d'importance en vérité. Toutes mes cellules affichent  désormais la même indifférence VIVANTE. Ce n'est pas parce que je tiens à la vie que je suis vivant, je suis la vie. Avec ce corps ou sans ce corps, je suis vivant de la même manière.

    La dissolution, c'est couper le dernier lien qui actionnait encore mes anciens réflexes  d'humain séparé de MOI. Elle me permet d'être la vie dans toute sa gloire sans que le moindre désir en soit à l'origine. Dans ma mort, c'est bien la vie, MA vie qui commence à pulser dans ce corps humain.

    Je ne désire pas m’incarner dans ce corps, pas plus que je ne désire être la terre et le cosmos. Et lorsque je suis le non-désir, je peux enfin en exprimer un. Ce dernier provient de ce vide, il n'est qu'un flux potentiel qui jaillit de ma Source et dont la note harmonique est la plus pure qui soit : cela n'a aucune importance.

    Cette musique céleste sera le corps du nouvel humain....ou ne le sera pas car cela n'a pas d'importance.

    Vivre d'abord le non-désir du créateur demande réellement que nous lâchions prise sur tous nos désirs humains et que nous vivions le potentiel de notre mort physique à partir de cette pensée banale : cela n'a pas d'importance.  Cette dissolution impacte notre désir le plus fort : garder ce corps "en l'état" et continuer à vivre notre existence humaine. La dissolution n'est pas liée au désir de mort (nuit noire de l'âme) qui nous mène à la structure de l'entité globale, ce pur esprit humain. La dissolution n'est liée à AUCUN DÉSIR justement, même pas celui de la mort physique. C'est quitter son corps par l'évidence, sans attachement et sans question puisque c'est MOI qui suis là désormais, uniquement MOI. Questions, attachements, désirs, ne sont pas mon verbe premier. Je suis avant tout....sans importance.

    Après la dissolution, il n'y a rien...car je ne suis RIEN.

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2017

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Gèry
    Lundi 2 Septembre à 09:05
    Merci Mesnet.
    Content de te retrouver....ça résonne en moi....c'est compris mais pas encore vécu.
      • Mercredi 4 Septembre à 12:23

        Merci à toi :)

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