• Il n'y a plus rien lorsque je suis ce rien

    Il n'y a plus rien lorsque je suis ce rien

    Il n'y a plus rien lorsque je suis ce rien

    C'est parfois flou, non existant ce passage....pour la première fois je vois ma matrice de création de l'extérieur. Je suis ce flou, cette présence non existante et en mon sein, tourne une sphère, ma création. C'est Mesnet et en même temps un système solaire entier, il n'y a aucune différence. Ce programme de conscience explore la séparation d'avec moi-même. Je ressens cette sphère de manque et de douleur, de peur et d'affliction mais c'est comme un moteur qui s'emballe tout seul....moi je ne ressens réellement rien.... 

    Il n'y a plus rien lorsque je suis ce rien

    C'est grandiose, je suis grandiose. Je ne ressens pas mon immensité, je la vis. Je porte en moi cette sphère dimensionnelle, je la projette, je la structure. Je n'ai pas à sortir de "l'illusion" ou de ce programme quantique, je suis déjà "en dehors", je contiens ce plein, ce bouillonnement de sensation et de connaissances limitées.

    Toute cette création que j'ai imaginée, je la vois dans sa pure lumière. J'y trouve tout ce qui me sépare de ce que je suis : l’amour pour l'autre, la réaction à la matière et même l'esprit. Oui, même l'esprit et la notion d'entité globale sont de l'ordre du crée. Quant à l'amour, l'amour violent, l'amour passion, l'amour aimant, il n'est également qu'un schéma de création dans le programme que j'ai conçu de mon âme.

    Mais moi je suis en dehors de tout cela. Je ne ressens rien face à moi-même, même pas l'amour. Pas d'émotion, pas de ressenti, je suis vide et je contemple ce plein qui trépigne d'émotions et de ressentis. Je suis grandiose. C'est tout ce qui me vient à mon propos. Je suis banalement grandiose.

    Il n'y a plus rien lorsque je suis ce rien. Plus rien, ni amour, ni esprit individuel. Rien c'est rien. Et ce vide, sans rien, c'est moi. Je ne m'imagine plus, je suis.

    Et puis je plonge à nouveau dans cette bulle de vie dimensionnelle. Je m'y fonds tout en restant en dehors. Je fusionne avec les deux interfaces neuronales de ce système solaire Mesnet : l'interface neuronale cérébrale qui me permet de comprendre qui je suis au sein de la matière, puis l'interface neuronale ventrale qui me permet de ressentir ce que j'ai compris.

    Et là, soudain, une légère déflagration émotionnelle. Le programme de séparation n'est plus actualisé, j'ai engendré un programme d'unité. Et je le ressens avec une force incommensurable. Je m'aime, je vibre cette émotion d'amour. Ma création peut vibrer d'amour ou de haine mais moi le créateur, je ne vibre rien, définitivement rien.

    Lorsque je m’observe dans un miroir désormais, je me vois "autour" de Mesnet, je la contiens....c'est une sensation étrange pour mon humanité recalibrée.

    C'est extrêmement confortable de redevenir binaire, telle une cellule protozoaire. Dans le programme de séparation, il reste toujours en toile de fond, cette idée de l'amour : s'aimer de façon inconditionnelle nous permettra d'aimer les autres. Mais premièrement, je ne m'aime pas et deuxièmement cette notion "d'amour pour l'autre" est l'ancrage de la séparation ! Plus j'essaie d'aimer autrui plus je soutiens le programme de la séparation....quel humour, n'est-il pas ? ! Là maintenant, dans mon humanité, tout est devenu "protozoairement" simple. Je ne m'aime pas, je n'ai pas à aimer. Et doucement, c''est comme si ma structure de création, le système solaire Mesnet, avait trouvé la source d'amour.....paradoxe, paradoxe ! Quand JE ne m'aime pas, que JE ne me préoccupe même plus de cette question, je m'aime. C'est le non-amour, le vide d'amour le St Graal et non l'inverse :)

    Plus je suis MOI, ce rien, plus je suis humaine ! L'un n'empêche pas l'autre, au contraire ! Je suis ce vide qui engendre cette humanité flamboyante d'émotions mais désormais, je suis les deux en même temps...et cela change tout. Cela n'a rien à voir avec l'étape spirituelle ou l'on se coupe de son humanité...non, c'est plutôt la fusion de MOI avec mon humanité :)

    "En premier lieu, soutenir la trame c'est y participer et lorsque je participe au grand théâtre "tramique", je le maintiens en place. La dissolution, c'est donc cesser d'interagir avec une Matrice de conscience  donnée afin d'induire ce paradoxe ultime : vivre l'unité c'est participer à la trame sans y participer puisque j'en suis avant tout le concepteur plutôt que l'utilisateur." Mesnet

     

    Mesnet le système solaire

    Je suis une cellule binaire, une amibe, un protozoaire. Plus j'incarne cette simplicité plus je deviens grandiose.

    2017

     

     

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