• Dissoudre l'autre en moi

    Dissoudre l'autre en moi

    Dissoudre l'autre en moi

    Les étapes se sont succédé dans la passion et le mouvement. Ma plus grande création est de structurer une dimension dans laquelle "les autres" ne sont pas moi. C'est réellement le syndrome de la séparation et rien n'y fait, tant que je parle à autrui, que je ne n'arrive pas à vivre qu'il n'y a finalement que moi : je vous dis, je vous aide, je vous éclaire, je vous donne, je vous aime (ou vous déteste :) ), je vous vois et vous entends et je partage à foison.

    Le programme du "moi séparé de vous" reste plus ou moins actif, quoi que l'on fasse. Je ne sors jamais de l'une de mes matrices de conscience, je ne la contourne pas, je fusionne avec elle, elle devient mienne. Cette fusion avec ma création me permet alors de me scinder en deux :) Quel paradoxe encore une fois ! C'est en fusionnant en tant que créateur avec ma création que je m'en extrais si je puis dire. Lorsque je vis cela, la question d'un "autre séparé de moi" n'est plus, elle disparaît.

    Ici, j'ai le sentiment d'avoir hurlé à mon "monde extérieur" durant des années : mais "vous allez entendre" ! Un bruit captivant, assourdissant, amusant et parfait. Maintenant, simplement me chuchoter : mais bien sûr que je m'entends.

    Ainsi, je dirais qu'auparavant "l'autre existait" tout en n'existant pas dans ma dimension de créateur. Maintenant, l'autre n’existe pas tout en existant dans ma dimension humaine. Ce n'est plus la même énergie, plus du tout et c'est fascinant. Tout est dans cette phrase, cette simple phrase, cette inversion de perception qui ne s'active pas mais qui EST :)

    P.S : cela amène une révolution dans ma personnalité. J'ai tant écrit, diffusé, donné....aux autres :) Au début, il y a donc comme un sentiment d'égarement : mais que vais-je faire de ma vie ? Écrire et partager sont deux ancrages tellement importants chez Mesnet. Cela n'est donc plus utile de faire ce que je faisais auparavant ? Puis, même ces questions disparaissent. Cela n'a en effet aucune importance. Ma personnalité humaine s'adapte doucement à l’immensité de cette mort (qui est pourtant le socle de la vie), à ce vide abyssal qui ne ressent rien et pourtant qui est Présent, en amont de toute création. Vivre le rien avant d'expérimenter le Tout et façonner mon humanité à partir de ce néant sans désir, sans projection, sans émotion est possible. Pourquoi ? Parce je peux tout, même cela. 

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2017

     

     

     

     

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