• Dissolution

    Dissolution

    Mourir une seconde fois de mon vivant

    Pour une ultime fois, je vais mourir de mon vivant. J'appelle cela la dissolution. Rien à voir avec la phase "du désespoir" ayant donné naissance à l'entité globale. Non, c'est plus vaste et définitif que cela.

    J'ai terminé d'oublier, voilà. Je me suis souvenue que je suis moi, Tout est moi. Je vis l'unité plutôt que je ne la comprends et ça change tout, ça met fin à l'expérience.

    Et du coup, l'expérience de la séparation n'est plus vraiment utile....Disons que c'est comme si je sortais d'un rêve dans lequel j'étais moi et vous étiez vous....et que le rêve terminé, ce "moi" disparaît naturellement....ce moi étant ce corps.....ce n'est pas se sentir mal, cet appel à défaire ce corps dimensionnel, c'est être moi. Ce n'est pas un appel au suicide et à la mort mais un retour à ma source....une dissolution de l'image (le corps), me dissoudre en moi....je me fonds en moi-même en conscience, en fait....il n'y a pas de question dans ce processus, ni de peur, c'est une évidence...l'expérience est terminée, c'est tout....il ne s'agissait pas de changer le monde, d'éclairer le monde, d'aider le monde, de donner des clefs quantiques au monde....il s'agissait de croire que j'étais seul, séparé du monde...et je l'ai cru et vécu....mais désormais, ma seule perception est que je suis ce monde, qu'il fallait simplement qu'il soit ainsi pour me permettre de vivre la séparation....Vive la séparation, j'ai écrit cela quelque part, il y a longtemps :)

    Je peux quitter ce monde, il n'a plus de raison d'être. Il a été la trame me permettant de me vivre "de l'extérieur"...je me sens terriblement bien ce matin....drôle de mot, drôle de perception que ce terriblement bien....c'est comme si je m'exfiltrais de ce monde qui fut mien. C'est cosmiquement froid et détaché.....c'est le vide...et je suis ce vide....mais pas un vide effrayant, non, un vide vivant....mon vide d'origine en fait....je me sens en Présence mais pas présente en ce monde....ma personnalité humaine, celle qui fut le scénario de l'oubli, se délite....doucement...il n'y a rien à retenir....

    Ainsi mon humanité est encore là, séparée des autres, c'est son attribut en fait, la séparation....elle peut continuer...ou pas...elle a tenu son rôle, elle a été conçue pour une seule chose, m'oublier...et quand je me souviens, elle n'a plus vraiment lieu d'être....mon humanité dit encore des choses, vit encore des choses mais elle peut aussi cesser de dire et cesser de vivre. Cela n'a aucune importance.

    Ce voyage humain m'a permis de faire face à la peur de moi-même ! La personnalité humaine a toujours cherché un Dieu qui lui permettrait de rester une personnalité....et au plus profond de chaque humain, il y a cette peur d'être moi, ce vide qui absorbe les personnalités....c'est ça qui arrive quand je quitte la dimension humaine, la dissolution dans mon vide. Et je ne peux être moi-même, Dieu, si j'ai peur de moi :). Cet ultime appel de la mort physique, vécue en conscience de moi pour la première fois, me permet de faire face à la mort humaine d'une façon tout à fait nouvelle.....de vivre, enfin. Actuellement, je meurs physiquement. Pas d'une maladie, d'un mal être, non, je meurs d'évidence. Ma mort physique EST. Je remercie tendrement mon compagnon humain, ma moitié cosmique, de bien vouloir m'accompagner (plus ou moins sereinement :)) dans cet ultime voyage de vie...

    Je vis une merveilleuse expérience....je le fais à partir de mon humanité et donc, il y a bien cette notion de perte de personnalité et donc de "mort physique" mais adoubée par moi, Dieu, c'est juste l'étude d'une expérience....j'observe, c'est tout....et je le vis aussi, pleinement, miraculeusement....

    Il y a cette fréquence qui résonne (texte de Franck Lopvet), qui dit d'une autre façon cet ultime voyage...je dirais que le temps étant une perception, lorsque ce texte parle d'une dissolution en une fraction de seconde, et bien cette dissolution pour ma part va prendre quelques semaines ici-bas. Je dirais aussi qu'il pourrait y avoir une continuité de mon humanité après ce passage. Cela n'a aucune importance, et cela peut donc être...mais je n'en suis pas là, je suis juste la dissolution instantanée dans le temps qui se déroule. Il y a séparation ou unité et lorsque je suis l'unité et donc tout, je peux produire une humanité qui va traduire cela....mais ce n'est pas une obligation....pour le moment, ce Dieu que je suis est plutôt partisan de tout arrêter....car cela n'a pas d'importance :)

    Et vient alors le pouvoir ainsi que ma capacité à devenir l'ancrage et d'incarner le désir à partir du non-désir et de l'évidence. Et puis ne plus chercher à comprendre les possibles mais intégrer l'impossible.

    Et pour finir, une note que je trouve vraiment amusante. J'ai tant d'humour, moi le créateur :) Finalement, l'être humain est beaucoup plus beau que Dieu ! Dans sa dimension humaine, chacun aspire à plus de beauté, d'amour, de bienveillance, de paix....alors que pour moi, l'éternel, tout est identique :) Guerre et paix, c'est pareil :) Quand je suis un humain, je m'équipe d'une conscience qui fait la différence entre le bien et le mal mais quand je suis Dieu, tout est indifférent....L'humain est plus beau que Dieu, ou du moins il ambitionne à plus de beauté....oui, j'aime cette dernière note :)


    Mesnet Joséphau-Charrier

    2017

     

    Texte de résonance de Franck Lopvet

    Si l’on arrive à « prouver », c’est qu’on a déjoué le mystère. Si on a déjoué le mystère, c’est que l’on est retourné à « l’unité », la partie (parties = morceaux = dualité = relatif) est terminée, vous avez triomphé de la dualité.

    Mais vous ne pouvez faire l’expérience de ce triomphe car « vous » n’êtes plus.

    Dans le Un, pas de « vous », pas d’expérience, pas de triomphe.

    Vous aurez vaincu le mystère, et au moment précis où vous aboutirez de vos années de recherche de Dieu, « vous » ne serez plus. Tout sera là, Rien ne sera là, comme depuis toujours et pour toujours encore.

    Vous aurez la preuve, que vous ne pouvez partager faute de corps, et vous voudrez jouir de votre Vérité. Mais la jouissance est en bas, elle s’appelle « matière ».

    En haut, dans la Vérité, vous ne pouvez sentir les cheveux de vos enfants, car vous serez aussi vos enfants.

    Fin de la quête.

    Franck Lopvet

     

     

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