• Dieu unique et seul

    Dieu unique et seul

    Dieu unique et seul

    Allez au-delà des concepts, vivez ce que vous êtes de toute éternité. Vous êtes Dieu, ce vide empli de vous-même, votre création. Tout est vous. Pas une cellule qui ne soit pas vous.

    La perception que vous avez de vous-même s'inverse. Jusqu'ici, vous étiez un humain se percevant comme Dieu, vous êtes dorénavant Dieu qui perçoit toute chose, votre humanité et votre esprit y compris. Vous êtes la cellule originelle qui s'implante au cœur de chaque atome cosmique.

    Comprenez le renversement de la situation, c'est un processus quantique extrêmement subtil. Vous avez vécu l'abandon avant de concevoir que vous êtes aussi celui à qui l'on s'abandonne.

    Vous, Dieu, vous êtes unique, vous êtes seul ! Vous ne possédez rien d'autre que votre création qui vous reflète à l'infini pour vous dire que vous êtes vivant et que vous existez. C'est cette solitude-là, la vraie, que vous êtes amené à vivre. Il n'y a en vérité qu'un seul Dieu, qu'une seule vacuité, vous. Cette révélation est comme un choc en même temps qu'une évidence éternelle.

    Quelle que soit la forme que vous prenez, c'est vous, le Dieu unique qui le vivez. Vous ne possédez qu'une seule et même conscience, extensible à l'infini. Il n'y a qu'un Dieu, vous. Il n'existe qu'un créateur, vous. Observez avec curiosité cet état de solitude absolu dont vous aviez oublié la brulante acuité.

    Vous êtes là, seul parmi les hommes, seul au sein du cosmos, ce dernier n'étant que l'expression de votre création. Cette solitude est abyssale, vous ne pouvez y échapper. Et pour la première fois, vous vous demandez : qui suis-je, moi, le créateur ? Pourquoi suis-je unique ? Que me vaut cette solitude sublime et tranchante ? Je ne suis plus la création à la recherche d'un Dieu, je suis Dieu contemplant sa création. Lorsque j'observe cette dernière, aussi grandiose soit-elle, je ne vois désormais que moi : la cellule primale, l'inventeur d'univers, le constructeur de mondes, le créateur d'existences. Je suis seul. Il y a comme un apaisement à entendre ma solitude. Il n'y a plus rien à chercher, je me suis trouvé et je suis unique en mon genre, je suis le seul Dieu que je connaisse.

    La solitude liée à la perception de l'abandon éprouvée à chaque instant par votre humanité s'achève à cet instant, lorsque vous vivez enfin la solitude de Dieu. C'est celle-ci qui doit être vécue, acceptée et aimée.

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2014

     

     

     


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