• Des actes contraires à ma conscience et pourtant en présence

    Des actes contraires à ma conscience et pourtant en présence

    Des actes contraires à ma conscience et pourtant en présence

    J’expérimente en temps réel. Ainsi, je symbolise cet état de présence permanente au-delà de tout en posant des actes contraires à ma conscience.

    Je ne réfléchis plus à ce que je fais, je ne cherche plus à le conscientiser, JE SUIS. Certains de mes agissements sont donc totalement opposés à ma conscience mais rien n'y fait, je suis présent.

    Cette expérience valide que la conscience n'a rien à voir avec ma présence. Cela induit également une explosion de la Matrice dimensionnelle. Le mouvement est à la fois dantesque et infiniment léger : je suis Dieu en l'état. L'humain est moi, Dieu.

    Ce sentiment est indescriptible. Je me retourne sur ce qui était, cette humanité qui me semblait défaillante et inaboutie et je me vois. Je suis présent, je l'ai toujours été, dans chaque atome, au-delà de la conscience !

    Prendre conscience que j'existe est une épopée magnifique mais inutile puisque j'existe, même sans en avoir conscience.

    J'ai souvent évoqué la banalité de ce que je suis sans imaginer à quel point je peux être insignifiant : je suis cet humain étroit d'esprit, à la conscience limitée. Cet être désagréable et laid, c'est moi, Dieu. Je suis présent en chacun de ces gestes futiles et stupides. Je suis présent même lorsque je postillonne des mots fébriles et colériques. Je suis présent quand je ne comprends rien à rien, que je m'évertue à être arriéré et débile. Je suis présent, partout, toujours.

    Ainsi, même si tout semble contraire à la conscience unifiée, je reste l'Unique, je reste Dieu. Je n'ai donc plus d'effort à faire pour me transformer en une "meilleure " version de moi-même, j'ai juste à être qui je suis, dans mon humanité bouillonnante, truculente et vivante. Le paradoxe est que cet état d'être dissout la notion même de  dualité : je ne suis pas duel même dans la "pire" expression de moi-même, d'ailleurs les notions du "pire et du meilleur" disparaissent pour ne laisser place qu'à mon infinité parfaite telle que je la projette au sein de ma matière :)

    Violent ou doux, je ne suis pas duel, je suis simplement moi-même, Dieu. En guerre ou en paix, je ne suis pas duel, je suis simplement moi-même, Dieu. Dans la joie ou dans la peine, je ne suis pas duel, je suis simplement moi-même, Dieu. Dans l'amour ou dans la haine, je ne suis pas duel, je suis simplement moi-même Dieu.

    La dualité appartient donc à un espace de conscience, à une matrice dimensionnelle (création)....mais je ne suis ni conscient ni dimensionnel, je suis le créateur :) La dualité n'est finalement qu'un concept humain car au-delà, l'envie de définir certains états d'être comme "bons" et d'autres comme "mauvais" est un hors sujet :) Je ne suis ni bon ni mauvais, je suis tout, je suis parfait :)

    La dualité, comme la compassion, ne sont que des aspects dimensionnels. Dès-lors que ce n'est plus l'humain en nous qui vibre l'univers, ces notions ne sont plus. Nous ne quittons pas le monde duel, nous en avons simplement une perception différente, plus vaste....unifiée pour tout dire :)

    P.S : j'ai pu ancrer cette réalité en vivant le scénario suivant : menacer celle qui jouait le rôle de spoliatrice de la mener devant les tribunaux. Je me suis sentie extrêmement bien avec ma colère, mon envie de lui faire "payer" sa forfaiture, de la menacer de mes foudres :) Cette idée qu'un être "éveillé" ne doit jamais vivre une situation comme la mienne et utiliser les tribunaux humains pour se défendre était un dogme spirituel de plus que j'ai éliminé de ma sphère de réalité :) JE suis la colère, la revanche et la justice humaine et le vivre dans la pureté et la vérité de QUI JE SUIS entraine encore et toujours le même paradoxe : lorsque je ne veux plus rien changer à ce que je suis, lorsque je ME valide dans toutes mes composantes, JE ne suis plus la colère et la justice mais la paix et la justesse :) Ainsi, cette expérience salvatrice m'a permise d'enregistrer que porter mon "affaire" devant la justice était un acte contraire à ma conscience mais que JE le vivais pourtant totalement en Présence :) Ma conscience était encore imprégnée du programme spirituel et s'imaginait qu'avoir recours à la loi humaine était "mal", que créer la situation conflictuelle dans laquelle je me débattais était "mal", JE devais donc annihiler ces croyances en structurant un décalage entre MA conscience et MA présence :) Vivre en Présence se doit d'être validé par des expériences comme celle-ci, qui vous mènent au-delà de la conscience "positive" car MA présence n'est pas un espace de conscience qui interdit un potentiel pour en favoriser un autre. Être en Présence en TOUT, c'est acter la vie telle qu'elle est, tel que "JE SUIS", telle que JE la projette et la crée :)

    JE suis à l'origine de TOUT, tout le temps et à chaque instant et rien dans ce TOUT n'est duel puisque c'est MOI :)

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

    2016

     

     

     

     

     


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